Mercredi 28 novembre 2007 à 17:35


Non on fait pas grève, on vient juste de traverser un col de montagne avec tempête de neige, cris, larmes et tout le reste. Et en plus j'ai bientôt mes partiels, les profs s'acharnent ce qui rend l'ascension difficile.

Donc oui, on a eu un passage... même pas à vide, juste vide. Venant de moi (la zhérissone), qui ne peut plus le supporter, lui et sa platitude, sa molitude, son absencitude, sa non-assurancitude. Bref, tous mes pores le rejettaient, et ce il y a ...(calcule) 5 jours de ça.
Je voulais vraiment en finir. J'en ai donc fini, vendredi soir, après un concert en plus. Bien tard, bien crevés, je me suis dit que c'était le moment pour nous achever. Le pauvre a rien vu venir, normal j'avais rien dit ni montré.  Mais merde, fallait se poser les questions avant.



Sauf que voilà, faible que je suis, j'ai même pas tenu 24h. Réveil étrange le lendemain, je ne ressentais absolument rien. J'avais conscience de mon acte, et ça ne me faisait rien. Alors je me suis dit que la blessure était tellement à vif que la douleur était trop grande, boucle de rétrocontrole négatif hop hop on inhibe tout. Mais quelques heures plus tard, la douleur se fait sentir. Ou du moins le regret, l'impression d'inachevé, le doute, le manque.
Alors je ne sais toujours pas pourquoi ni comment, on a continué. Nos coeurs doivent être trop entremêlés (tu te souviens du premier dessin ? :-) ), qu'on ne peut en extraire un sans tuer l'autre. Je sais pas. Mais j'ai le sentiment que ma vie sans lui serait du gâchis. Même si je suis attirée par d'autres, que je pourrais être avec d'autres, ce ne sont pas lui.

Je veux y croire. C'est peut-être illusoire, mais je veux croire qu'il va réussir à s'extirper de cette putain de carapace, de cette gêne perpétuelle qui l'habite et lui pourrit la vie, et nous pourrit la vie
.
J'ose croire qu'un jour il se révèlera tel qu'il est vraiment à mes yeux. MES yeux.

Image : Heartache by Sambadi

Publié par zherissons

Lundi 12 novembre 2007 à 21:11

Non, cet article n'est pas un fantasme graveleux sur la copine de Johanna.

Cet article est juste l'expression de ma reconaissance envers l'existence même de ce magnifique aliment qu'est le Nutella, admiration partagée par des milliers de personnes à travers le monde. Mais au-delà même de cet aliment aussi digne de louanges que le nectar divin, il est une façon de l'apprécier qui transcende sa nature même, transformant le goûter en un dogme païen à la limite de l'obsène. Et cette façon, c'est... A la cuillère.

Et c'est là qu'apparaît le schisme, entre ceux qui àces derniers mots auront un rictus de dégoût, et ceux qui verront apparaître sur leurs visages rêveurs un sourire empreint à la fois de douceur et de luxure. Et je fais partie de ces derniers. Et encore plus que ça, le rite que j'exécute lors de la dégustation est le suivant: Il faut finir le pot à la cuillère! Et ça tombe bien, j'en ai une longue (oh oui)...

Non, je ne suis pas un extrémiste, je fais ça quand il n'en reste qu'un fond (plus ou moins épais, je dois l'avouer), parce que je n'aime pas l'idée de laisser ma salive dans le pot alors que d'autres vont en manger, donc je ne fais ça que pour finir le pot. Et c'est là qu'est la quintescence du Nutella, que l'acte et sa téléologie se confondent en un seul événement, plus magnifiscent encore que l'oeuvre au blanc, orgasme aussi bucal que psychique, qui ne s'arrêtera que lors de la satisfaisante déception d'entendre le métal de la cuillère racler le verre du pot...

Et alors que l'outil est nettoyé à grands coups de langues (ça devient crade là...), parce qu'il faut bien l'avouer, c'est chiant à laver sur la vaisselle, s'envolent comme des cendres sous un vent d'orage les dernières étincelles de plaisir.

Miam...

Publié par zherissons

Dimanche 11 novembre 2007 à 22:52

Argh... je suis en grave manque de mon héroïne!!! Alors pour faire patienter, j'ai droit à deux contrôles dans la semaine. Mais il y a aussi cette formidable source de contre-culture qu'est Internet. Je vais régulièrement sur Bashfr, et j'ai commencé à appercevoir quelque chose, c'est cette culture parallèle qui n'existe que sur internet, bourrée de références à a peu près tout et n'importe quoi et les redynamisant à la sauce informatique, sans pour aussi virer dans l'hermétisme (enfin, en général, des fois, c'est chaud). Bien sûr, quand on voit les premiers apperçus, ça fait plutôt sous-culture que contre-culture. Mais en grattant bien, on voit que les acteurs les plus intéressants d'internet sont ceux qui mixent culture générale (et donc souvent bonne orthographe, signe souvent distinctif) et ce joyeux chaos ultime qu'est le web.

Bon, je vais non plus m'étendre 15 ans sur le sujet, au départ, je faisais cet article juste pour mettre quelques liens vers des vidéos que je trouve géniales. Et c'est en y repensant que m'est venu le paragraphe ci-dessus. Les plus ou moins geeks connaissent sûrement la plupart. Pour les autres, et bien... Culturez-vous donc!! ^^ Donc voilà, en vrac:

White and Nerdy, un clip sur les nerds avec des paroles géniales, ces super intellos ringards, et forcéments geeks.

The Ultimate Showdown of Ultimate Destiny, super clip animation (et super paroles).

Geeks in Love, 3 références à la seconde, assez énorme, et hilarant.

Günther... Ah... quel homme... celui dont chaque syllabe est une ode à la testostérone...

Yatta, par deux présentateurs japonais tarés et leurs potes.

Zlad!, le fameux chanteur molvane, avec son électro-ballade bien connue...

Moskau par Dschinghis Khan, un grand moment de télévision, un hommage posthume à la grandeur de l'homme au bonnet rouge (non, pas Cousteau, celui au milieu)

Bon, là sur le coup, je vois pas d'autres trucs à ajouter, mais un autre arrivage va viendre, n'en doutez pas! Enjoy!!!

Publié par zherissons

Samedi 10 novembre 2007 à 13:48

Heu... Prout.

Ah oui, tiens, j'ai enfin écrit la suite, z'avez vu? Il était temps hein? Bon en même temps, il n'y a que nous deux que ça intéresse, mais bon ^^

Sinon, on vit notre premier week-end séparé. Dur... bon, ok, c'est pas la mort, mais ça fait drôle... Je me sens tout flagada Jones (quelle sombre et inavouable référence...). Et elle aussi, sauf qu'en plus elle me fait des misères, à venir me parler sur MSN pour me dire qu'elle a pas envie de parler et que je l'emmerde à lui parler... Ah, quelle douce personne ^^ (niark niark, vengeance...) Sauf que maintenant, je me laisse plus faire, non mais! Parce que je sais que quand elle est comme ça, c'est qu'elle est pas bien. Alors à moi de trouver le juste milieu entre subir totalement et réagir excessivement. Ne pas me laisser faire, sans pour autant l'accabler des sacarsmes assez violents qui me viennent à l'esprit et qui pourraient la blesser inutilement, essayer de la calmer, de lui changer les idées, sans pour autant jouer au bouffon de la reine, la rassurer, lui montrer que je l'aime, sans être trop mielleux. Enfin voilà quoi, c'est passer quelques heures à faire des pirouettes sentimentales, en laissant des silences ni trop courts ni trop longs pour la laisser respirer. Dur dur la vie de namour... Et après, c'est à elle de me remonter, parce que je n'en sors jamais indemne.

Et sinon, il paraît qu'il y a des mouvements étudiant... Encore une fois Montperrin doit être dans une enclave géopolitique, parce qu'il s'y passe que dalle. Ca avait déjà fait ça pour le CPE, et là pareil, on voit rien du tout. Bon, ça nous arrange, on loupe pas de cours.

V@_ <-- Hé, j'arrive à faire un escargot!

Non, je ne m'emmerde pas, j'ai pas le temps de m'emmerder. Je dois réussir ce semestre géniallissimement, pour faire péter mon dossier et maximiser mes chances d'être pris dans une école à Lyon l'année prochaine. Les chances ne sont pas très élevées, ce qui n'est aps très motivant, mais je ne veux pas me dire que je n'ai pas fait mon maximum pour toucher les étoiles (wesh gros). Parce que je veux vivre avec elle moi!!! Groumph d'abord...

Publié par zherissons

Samedi 10 novembre 2007 à 12:55

Il y a quelque chose de tragique dans le réveil, un sentiment à la limite du désespoir, comme une peur familière, qui serre notre cœur mais ne nous fait plus trembler. Est-ce le fait de s'évader enfin de cette état que l'on associe tellement à la mort, comme un soulagement d'être encore en vie ? Ou bien justement, est-ce cette frayeur de voir que le monde existe toujours, que l'on y est enfermé, enchaîné à la prison abandonnée de l'existence où nous déambulons, avec parfois l'espoir brumeux et torturé de partager ses chaînes avec un autre ? C'est un sentiment d'inéluctabilité, comme lorsque l'on vient de blesser quelqu'un. Pas de Crtl-Z ou de Pomme-Z possible, pas de machine à remonter le temps, aucune parole ou aucun geste qui fera disparaître à tout jamais cet acte. Nous sommes. Et entre l'acceptation et la renonciation de cela, il y a cette indécision emplie de spirales, de néants, de paniques et d'espérances.

Ce matin là, j'émergeais avec ce sentiment, avec cet espoir, et avec une des choses qui font partie de mon top 5 des pires événements du réveil : un lever de soleil en face. Quel acte profondément narcissique et héliocentrique qu'un lever de soleil. Il se découvre doucereusement au monde, comme un intrus gênant qui rend un service qui l'est tout autant, diffusant une violente et vaporeuse lumière blanchâtre, imprégnant le monde de chaux et de malaise. Il éblouit sans aucune chaleur, et révèle même aux êtres leurs engelures les plus profondes. C'est un « Bonjour » empreint de cynisme et de faux-semblants.

Je me levais péniblement et baissais les stores en face de moi pour me cacher de ce saint que je ne saurais voir de si bon matin. Sans faire attention, je me laissais retomber dans le grand fauteuil rouge où je m'étais endormi quelques heures auparavant. La rose était posée sur le fauteuil à ma droite, son rouge un peu plus éclatant que celui du tissu. Je la repris vite en main, me sentant presque coupable de l'avoir lâchée, ma compagne de voyage. Et à propos, où était-elle ? Je ne l'avais pas revu depuis que nous avions discuté la veille. Je me sentais toujours fautif, sans trop savoir de quoi en fait. Et alors que je me dirigeais vers la porte menant au wagon de tête, sa voix résonna dans l'interphone :

« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, nous arriverons dans quelques instants au terminus de ce train. Veuillez vous préparer à descendre et à ne rien oublier dans les voitures. Nous vous remercions de votre confiance et vous souhaitons une agréable journée. N'oubliez pas l'hôtesse ! acheva-t-elle d'une vois amusée. »

Je ne savais pas si je devais prendre cette phrase pour moi ou comme une simple formule amicale destinée à tous les voyageurs. Et je ne savais pas non plus ce que je préfèrerais que ça soit. Encore une fois, j'avais cherché une imperceptible nuance de douleur dans ces dernières paroles. Je fus soulagé de ne pas avoir trouvé. Derrière les stores commençaient à défiler les bâtiments qui bordent l'Autre Ville. Enfin… la Ville maintenant. Mes souvenirs aussi défilaient, anticipant la route qui restait à parcourir, refaisant la lumière sur ces images que j'avais rangées dans le tiroir de mes regrets, et qui réapparaissaient pour une deuxième chance.

Le train décéléra. Mon cœur se serra. En un frisson, la main glaciale de l'inexorabilité s'empara de moi pour m'attirer vers ces portes que je ne pouvais que franchir. Mais en plus de cette excitation à me laisser posséder que j'avais déjà ressenti la première fois, se mêla aussi l'appréhension. Et si cette main qui me guidait n'allait pas me lâcher juste au bord du gouffre, où un simple courant d'air ou une pichenette déplacée pourrait me faire chuter ?

Publié par zherissons

<< Page précédente | 1 | 2 | Page suivante >>