Dimanche 30 mars 2008 à 19:48

"Kaonashi" désigne "Sans-visage", le personnage du Voyage de Chihiro.

Aujourd'hui, j'ai rebooté mon visage. Je me suis rasé entièrement, plus un poil sur la face depuis 6 mois à cause d'un pari stupide (Aurélie, je te retiens...). J'ai un peu froid (et non, je n'ai pas mal dormi) maintenant, et j'ai découvert que je n'aimais pas mon menton, ce qui confirme le choix de ma pilosité. Mais ce visage, je n'arrive toujours pas à intégrer qu'il soit moi. Il est toujours avec moi, entre le monde et ce que je suis, et je sais qu'il n'appartient qu'à moi. Peut-être que j'ai trop pris l'habitude de me voir extérieurement.

J'ai encore besoin qu'elle touche mon visage et qu'elle me dise que c'est moi. Est-ce que j'arriverai un jour à exister par moi-même? Je ne serais rien sans elle, mais maintenant, il faut que j'apprenne à être par moi-même et pour moi-même. Qu'est-ce que j'ai été jusqu'à présent? Egoïste refoulé, sans être réellement altruiste. A force d'osciller entre les deux, je n'étais rien, comme pour le reste.

Je suis frustré de me rendre compte de tout ce qu'il me manque, c'est une liste qui ne cesse de s'allonger, et où reviennent des choses que je pensais avoir résolues. Pourtant je sais que j'avance, même si parfois je dois reculer pour mieux sauter ces murs que j'ai dressé moi-même, quitte à les défoncer à grands coups de crânes en laissant des traces écarlates sur ces briques blanches.

Mais des fois, j'ai l'impression que je n'arriverai jamais au bout. Je sais qu'il n'y a pas d'autre fin que la mort, qu'atteindre la paix et l'acceptation totale de soi est le sort des seuls Bouddhas. Et à vrai dire, je ne le veux pas, j'apprécie cette autosatisfaction qui ressort de mes lamentations, c'est gratifiant de se sentir victime de soi-même, rien à faire, c'est comme ça. C'est une facilité rassurante. Mais malgré ça, je veux aussi avoir la force de combattre ces tendances, être capable de me lever le matin quand je ne souhaites que me fondre dans le sommeil pour y disparaître avec mes rêveries glauques, mais où je serais toujours plus à l'aise que dans le monde réel. Je veux pouvoir envisager l'échec sans paniquer et précipiter ma chute qui n'était pas si inéxorable que ça. Je veux pouvoir lui dire en face quand elle me fait chier sans l'enfermer dans mes bras par peur qu'elle disparaisse.

Je veux dépasser cette vision dualiste que j'ai du monde et de moi-même, sans pour autant virer dans l'objectivisme glacial qui montre la vie comme elle est. Je veux un monde illusoire et viable. Je veux

------- FIN DE LA TRANSMISSION -------

Publié par zherissons

Jeudi 27 mars 2008 à 21:38

Voilà.
 
Et maintenant je sais plus quoi écrire.
Si je voulais écrire que j'aimerais avoir une vie. Sortir, découvrir, délirer, apprendre. Je crois qu'au lieu de me fixer sur l'acquisition d'un chien je devrais essayer de me développer intellectuellement et connement. Faire de la guitare, essayer le piano de la salle de musique (hem...), aller à Lyon juste comme ça ou entre copines.
 
Et j'aimerais partager ma vie avec toi, j'aimerais qu'on s'enrichisse mutuellement, que notre relation soit plus profonde et plus constructive, qu'on s'apporte vraiment. Parce que je t'aime Arnaud, et j'ai jamais vraiment mesurée la chance de t'avoir. et c'est aussi parce que t'as jamais évalué ton potentiel correctement. Putain, la vie est vraiment trop courte. Elle fait chier la vie, mais en même temps si on réfléchit c'est quoi la vie ? C'est un truc incroyable, elle nous permet de vivre. De voir plein de choses, et quand je pense à tout ce que je pourrai pas voir ça me fout presque la gerbe c'en est vertigineux.
 
On est trop étriqués dans notre quotidien. Parfois y'a besoin de se libérer mentalement, de penser à tout ça, de se dire qu'à quoi ça sert de déprimer, de se mettre plus bas que terre, de se soucier du regard des autres, de gâcher ses chances ?
 
Je crois que je vais mettre ce mail sur le blog, j'ai envie.
 
Je t'aime Arnaud, putain je t'aime.

Publié par zherissons

Mercredi 19 mars 2008 à 15:09

J'adore aussi les mots. Je trouve que le langage est quelque chose d'assez incroyable. Vu de nos jours, on dirant une création spontanée, mais il a été son propre catalyseur, partant des expressions les plus basiques et pragmatiques pour arriver... bon, on pourrait dire au plus inutilement sophistiqué, mais le parler est tel le manger et le boire, point trop n'en faut, en quantité et en qualité.

Bref, comme ceux qui me connaissent le savent, jouer avec les mots, c'est ma grande passion (Omar, ne me fais pas de procès s'il te plaît). Avec plus ou moins d ebonheur, il faut bien l'avouer, même si c'est le plus souvent fait exprès. Si si, je vous assure, je n'essaie pas ici de me rattraper de ces moments effarents que je vous offre parfois et que vous ne connaissez que trop bien. J'assume, et je revendiquerais presque, si cela ne dépassait pas les limites de la bienséance et de l'amour-propre.

Enfin, si j'aime à ce point les jeux de mots, c'est vraiment par amour du langage, et pas juste pour déconner (aussi, mais pas que quoi). C'est pour ça qu'il m'arrive de passer quelques dizaines de minutes à jouer de l'hypertexte dans mon dictionnaire, à rechercher l'étymologie de tel mot, le sens plus poussé de tel terme ou les synonymes d'un autre. C'est pour cela que dernièrement, j'ai été transporté par l'écriture de Corneille dans Horace et d'Alfred de Musset dans Lorenzaccio. Je rêve d'acquérir un jour une telle maîtrise de la langue. C'est un peu comme se retrouver dans un jeu vidéo avec un moteur physique de la mort. On a envie de tout attraper, de voir comment ça retombe, comment ça roule, ce qu'il se passe quand on fait des assemblages et qu'on enlève l'élément du bas. Enfin, la comparaison souffre de l'étroitesse de l'exemple, mais c'est la première idée qui m'est venue.

Je veux voir jusqu'à quel point on peut pousser telle idée, tel concept ou parfois même juste la phonétique. Je veux pouvoir me surprendre à imaginer un retournement, une métaphore filée sur des dizaines de termes, un passage entre des concepts en forme d'allitération, une matrice de transfert de dimension étymologique.

Mais j'emphase, et mes déformations étudiantes reviennent sur le tapis pour mieux s'y prendre les pieds. Alors il vaut mieux que j'arrête là pour le moment, des révisions de mécanique m'attendant.

Publié par zherissons

Mercredi 19 mars 2008 à 0:10

Chose non promise mais qui a été prise comme dûe, voici un article sur les limaces mexicaines.

La limace mexicaine, ou Limax Mexicanus, est une espèce de gastéropode vivant uniquement en milieu désertique. Risquant de se désecher sous un trop fort soleil, elle reste la journée à l'ombre des cactus, mangeant leur base pour se nourrir et en absorber l'humidité nécessaire à leur survie et à la sécrétion des fluides facilitant les déplacements nocturnes. Ce liquide est d'ailleurs hautement recherché en vertu de ses qualités nutritives et de son léger goût de cactus fermenté, et sert parfois d'épaississant dans la composition des guacamoles les plus sophistiqués. Hautement braconnée durant la guerre de seccession par les déserteurs sudistes, la limace mexicaine n'a pourtant jamais subi de chasse intensive de la part des mexicains, respectueux de cet animal indomptable. En effet, on retrouve certaines tablettes aztèques relatant les échecs de domestication et d'élevage de la limace mexicaine, et même des techniques plus modernes ne parviennent à des résultats suffisant pour justifier cette activité.

Mais la limace mexicaine risque de subir le revers de sa gloire. En effet, l'accouplement de cet animal est accompagné d'effets très particuliers. En effet, lors de la copulation, des effluves pimentées sont émises, et une oreille attentive pourra percevoir la mélodie de la Cucaracha. Pour ces raisons, des terrarium équipés de mégaphones, non adaptés à leur survie, et donc illégaux, sont installés dans les fêtes les plus torrides du monde entier, où les limaces meurent souvent au bout de quelques jours. Pour faire face à ces dérives, la World Slug Fund a mis en place des programmes de protections visant à quadriller par satellites les zones de reproduction de la limace mexicaine. La fameuse Zone 51 dans le Nevada est à ce jour la plus grande zone de reproduction protégée du monde, l'armée américaine se portant garante de la survie de cet animal dans cette enceinte.

Si vous avez des informations complémentaires, n'hésitez pas à les faire parvenir afin de compléter cet article ^^

Publié par zherissons

Mardi 18 mars 2008 à 13:39

Ce matin je n'avais pas cours, alors j'en profite pour écrire un peu, juste comme ça parce que j'ai envie.

J'adore les sushis, j'en cuisine d'ailleurs des pas trop mauvais, ce qui me motive à m'améliorer culinairement. Mais surtout, j'aodre l'humour, l'humour à froid, celui qui ne fait pas rire sur le coup, en décalage avec la situation, mais qui laisse une ambiance étrange après son passage (oui, un peu comme quand les gens écoutent du jazz). C'est pour ça que j'aime des films comme "La vie aquatique", et que la femelle ne rentre pas trop dedans aussi. Elle est un peu imperméable à ça (et il faut le dire, un peu rabat-joie sur les bords), c'est dommage mais bon, en attendant, je ris très bien tout seul ^^ Et dernièrement, j'ai découvert Portal, un jeu génial à base d'énigmes que l'on doit résoudre en ouvrant des portails dimensionnels dans l'espace pour aller d'un point A à un point B. Bref, le genre de jeu où il faut utiliser son cerveau et que j'adore. Et surtout avec 2 personnages qui rendent l'expérience unique: GladOS, une IA psychotique et sarcastique qui enchaîne les phrases cultes (mention spéciale à la doubleuse, it's true) et qui essaie de nous tuer tout le long du jeu, et bien sûr... le cube compagnon lesté (ou Weighted Companion Cube), un fidèle ami que l'on doit euthanasié pour pouvoir avancer. Une tragédie, une épreuve psychologique sans précédent. Tu seras toujours dans mon coeur

Bon, c'est pas tout ça, mais je dois aller en cours moi. Ce soir, peut-être un autre article tout aussi intéressant... (les limaces mexicaines ou ma passion du dictionnaire, au choix)

Publié par zherissons

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